La grotte de Lascaux

En septembre 1940, à Montignac dans le Périgord, le jeune Marcel Ravidat découvre par hasard une cavité. Quelques jours plus tard, il y retourne avec des amis pour l’explorer et se retrouve en face des peintures pariétales. Leur instituteur et l’abbé Breuil, préhistorien français, sont informés de cette découverte.

Après plusieurs visites visant à authentifier les lieux, des relevés et photographies sont faits, puis les premières fouilles archéologiques sont effectuées. En plus des peintures, les archéologues mettent au jour du mobilier archéologique. Les dernières datations radiocarbones font état de 18 600 à 18 900 BP ( Before Present, l’année de référence étant 1950), c’est-à-dire pendant la période solutréenne, l’une des phases du paléolithique supérieur.

La grotte

La grotte est découpée en plusieurs secteurs : la salle des taureaux, le diverticule axial, le passage, la nef, le cabinet des félins, l’abside et le puits. Les représentations tournent autour de trois thèmes : les animaux, l’homme et les signes. Les animaux sont près de 600, ils sont les plus présents. Les espèces sont réparties comme dans la nature : les chevaux, particulièrement visibles, sont dessinés en grand nombre, alors que d’autres animaux comme les félins sont plus discrets et donc placés soit au fond des salles, soit en arrière-plan.

L’interprétation de ces peintures a longtemps fait débat. D’abord considérées par certains chercheurs comme de l’art, d’autres ont ensuite avancé l’hypothèse d’un lien entre la chasse et la magie. Les chercheurs ont remarqué que les différentes espèces étaient placées dans un ordre logique qui respecte le cycle biologique des animaux.

Il y aurait donc une volonté de représenter des éléments de la nature avec une certaine appréhension. Pour certaines peintures réalisées au niveau des voûtes – parfois à plus de 3 m de hauteur -, les chercheurs pensent que les « peintres » ont pu avoir recours, de manière exceptionnelle, à des échafaudages.