Nasca

La première image qui nous vient à l’esprit à l’évocation de la culture nasca est ces gigantesques motifs tracés à même le sol dans la plaine du même nom. À première vue, rien ne prédisposait cette région à voir s’établir en son sein une population humaine.

La végétation y est presque inexistante, les rayons du soleil brûlant sans distinction toute forme de vie sur ces terres salées. Et pourtant, malgré des contraintes environnementales défavorables, va se développer en ces lieux l’une des cultures les plus riches du Pérou pré-hispanique.

Cahuachi, symbole de la puissance Nasca

Localisés sur la bande littorale de la côte Pacifique, plusieurs grands sites montrent encore les vestiges de  l’ancienne puissance acquise par la population nasca. Le plus imposant est sans nul doute le grand sanctuaire de Cahuachi, comprenant un ensemble de temples construits en briques d’adobe et dont les fouilles ont révélé une organisation associée à des activités liturgiques de premier ordre.

Les riches céramiques polychromes retrouvées et les restes humains associés nous laissent entrevoir une part de l’intense passé cérémoniel de ce site au cours des premiers siècles de notre ère. Parmi l’ensemble des constructions réalisées par l’homme, la pyramide principale domine la vallée avec une hauteur avoisinant les 20 mètres à son sommet.